L'interview d'Alexis Soszynski

Alexis est un jeune Pâtissier-Chocolatier-Confiseur français.

Il découvre et se passionne pour la pâtisserie à 14 ans et décide d’en faire son métier.
Il se forme au sein d’un lycée professionnel (Notre-Dame de la Providence à Orchies (59)) dès l’âge de 15 ans.

Il commence sa carrière professionnelle à l’âge de 19 ans chez Christophe MICHALAK à Paris puis la poursuit chez Marie SIMON (Championne du Monde des Arts Sucrés) où il est actuellement, à Beaune.

Passionné par la compétition et le dépassement de soi depuis son plus jeune âge, il a concouru pour le MAF Pâtissier et le MAF Chocolatier durant sa formation et se prépare maintenant pour la finale nationale du concours Worldskills qui se déroulera à Lyon (Eurexpo) début 2022.

rencontre avec le chef

Votre portrait chinois

Si j'étais...

Si j’étais un fruit, je serais un citron.
Vif et bourré de pep’s !

Si j’étais un dessert, je serais un Paris-Brest.
Un gourmand au cœur coulant.

Si j’étais un ustensile de cuisine, je serais un couteau.
Précis et tranchant.

Si j’étais un établissement culinaire, je serais une école.
Pour transmettre mon savoir-faire.

Si j’étais une épice, je serais de la cannelle.
Car elle me ramène toujours à Prague où j’ai mangé pour la première fois un Trdelnik trempé dans un doux mélange de sucre et de cannelle.

Si j’étais une odeur, je serais celle du chocolat fondu.
Toujours agréable.

Si j’étais un livre de pâtisserie, je serais instructif.

Plutôt ?

Plutôt salé ou sucré ? Sucré

Plutôt chocolat, fraise ou vanille ? Chocolat

Plutôt acide ou amer ? Acide

Plutôt gourmand ou raisonnable ? Gourmand

Plutôt petit-déjeuner, déjeuner, goûter ou dîner ? Goûter

Plutôt tradition ou création ? Création

Plutôt solo ou en équipe ? Equipe

Plutôt tarte ou entremets ? Entremets

" Mettre de la passion et de l’envie dans chaque dessert,

c’est ce qui vous permettra de toucher les gens en plein cœur

et de les émouvoir à travers vos créations."

L'interview

Comment cette passion pour la pâtisserie vous est-elle venue ?

J’ai d’abord découvert la cuisine en famille lorsque l’on recevait, les préparations pour les repas de Noel, de la Nouvelle Année et les autres grandes occasions. Puis très tôt, à l’âge de 14 ans la pâtisserie m’a attiré et j’ai su que je voudrais exercer dans ce domaine. 

Il n’y a aucune limite, de nos jours, on peut créer la pâtisserie dont on a envie mais surtout celle dont les gens ont envie.

Votre plus belle rencontre ? Vos influences ?

Dans ce début de « carrière » professionnelle, il y a deux rencontres importantes, la première, celle avec Karim BOURGI lorsque j’ai eu l’opportunité de l’épauler à l’occasion du salon Europain 2018. Trois jours sportifs mais extraordinaires, l’un de mes meilleurs souvenirs à ce jour. 

La seconde, celle de Marie SIMON, qui est ma coach pour le concours et chez qui je travaille aujourd’hui. 

Pour ce qui est des influences, j’aime suivre le travail autour du chocolat de Stéphane LEROUX, Yvan CHEVALIER ou encore Paul OCCHIPINTI. Au niveau du sucre, j’aime beaucoup ce que font Etienne LEROY et Stéphane KLEIN.

Et pour finir, côté pâtisserie, je prends toujours du plaisir à regarder ce que font Julien ALVAREZ, François DAUBINET, Karim BOURGI ou encore Marie SIMON.

Vous avez participé à plusieurs concours culinaires. Qu’est-ce que cela vous apporte dans votre parcours professionnel et personnel ?

Les concours vous permettent de progresser plus rapidement, d’aiguiser votre palet, votre façon de travailler, de vous organiser. 

Ils vous permettent de faire des rencontres, de vous faire un nom au sein de votre métier et même au-delà.

Ils vous offrent des opportunités, vous ouvrent des portent et vous font comprendre beaucoup de choses essentielles de la vie.

J’ai toujours eu tendance à être un loup solitaire mais les concours m’ont ouvert les yeux sur le fait que sans une équipe autour de moi rien ne serait possible.

Et lorsque vous gagnez en équipe, la victoire n’en ai que plus belle car la joie qu’elle procure est décuplée et partagée.

Ce sont des moments de doutes, de remises en question permanentes mais aussi des beaux moments de partage qui vous font toujours de supers souvenirs.

Ca vous fait des histoires à raconter à vos enfants et petits-enfants plus tard sur un air nostalgique de ce « bon vieux temps ».

Comment se déroule la préparation à la finale nationale du concours de pâtisserie-confiserie Worldskills ?

Il y a plusieurs phases, qui vont de la découverte du sujet jusqu’au jour J.

Il faut réussir à trouver le fragile équilibre entre entrainement, travail et repos.

J’ai la chance d’avoir Marie avec moi qui me mets dans de très bonnes conditions et qui m’apporte son expertise et sa vision sur les différentes productions.

J’ai aussi un entourage proche (famille, amis, partenaires) extraordinaire, qui m’apporte son aide et son soutien sans faille quotidiennement.

Quel est votre plus beau souvenir lors d’un concours ?

Les moments les plus difficiles lors de mes préparations, ceux où vous devez vous dépasser une fois de plus pour progresser, ceux où, même quand rien ne va, vous devez continuer d’avancer. 

C’est eux qui vous font grandir, qui vous forgent, qui vous permettent de vous découvrir au plus profond de vous-même et donc d’apprendre à gérer vos émotions.

Ces moments difficiles sont les épices de la victoire, ce sont eux qui donnent de la saveur à votre succès et le sentiment d’accomplissement de soi.

Un prochain concours que vous souhaiteriez faire ?

Celui de Meilleur Ouvrier de France Pâtissier dans quelques années.

Quels sont vos futurs projets ? Vos ambitions dans le métier ?

Développer mon côté création à travers mes pâtisseries, trouver mon style, le diffuser et inspirer les autres.

Mon ambition est d’occuper dans le futur un poste de chef pâtissier exécutif au sein d’un Palace parisien et de faire évoluer et marquer de mon empreinte notre profession en trouvant de nouvelles techniques, de nouvelles recettes.

Comment avez-vous connu DE BUYER?

Très jeune car chez moi mes parents utilisent toujours des culs de poule De Buyer puis chez Christophe MICHALAK en travaillant avec vos produits au quotidien.

J’ai pu me rendre compte de la qualité et l’efficacité du Made in France par De Buyer.

Avez-vous un produit fétiche ou porte-bonheur ?

Ma casserole De Buyer (sourire)

Sinon aucun.

Chaque recette à son secret, et vous quel est le vôtre ?

Mettre de la passion et de l’envie dans chaque dessert, c’est ce qui vous permettra de toucher les gens en plein cœur et de les émouvoir à travers vos créations.

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